Organiser la garde de vos enfants lors d’une séparation
La séparation des parents soulève immédiatement la question de l’avenir des mineurs. Trouver comment organiser la garde de vos enfants est une priorité absolue pour garantir leur équilibre. Couramment appelée « garde », la notion juridique exacte est la « résidence habituelle ». Elle détermine le lieu de vie principal du mineur. Qu’il s’agisse d’un accord amiable ou d’un arbitrage judiciaire, cette décision structurante doit s’adapter à la réalité de chaque famille, tout en restant modulable jusqu’à la majorité de l’enfant.
Les différentes modalités de résidence habituelle
En tant que parents, vous disposez de deux options principales pour fixer le quotidien de vos enfants après la rupture :
- La résidence alternée : l’enfant partage son temps équitablement entre les deux domiciles, le plus souvent selon un rythme d’une semaine sur deux.
- La résidence exclusive chez un parent : l’enfant vit principalement chez l’un de ses parents, tandis que l’autre bénéficie de droits de visite et d’hébergement (par exemple, un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires).
Dans tous les cas, des modulations sont possibles au cas par cas (par exemple garde étendue).
L’intérêt supérieur de l’enfant comme boussole du Juge
En cas d’accord, les parents peuvent le faire valider par le Juge aux affaires familiales. A défaut, le JAF tranchera sur les demandes respectives des parents.
Sa décision repose exclusivement sur l’intérêt de l’enfant. Pour cela, le magistrat s’appuie sur plusieurs critères stricts : les pratiques et accords déjà mis en place, l’âge des enfants, les sentiments exprimés par le mineur s’il est capable de discernement, l’aptitude de chaque parent à assumer ses obligations et à respecter les droits de l’autre, ainsi que les résultats d’éventuelles enquêtes sociales…
De l’intérêt de disposer d’une décision du Juge
Les jugements du Juge aux affaires familiales concernant la garde des enfants sont toujours rendus « sauf meilleur accord des parents ». Cela signifie qu’en cas d’accord les parents sont libres d’adapter les droits de l’un ou de l’autre (échange d’un week-end, décalage du jour de passage de bras…).
En cas de désaccord ou de conflit, le jugement constitue la base juridique à respecter et évite à l’un ou l’autre des parents de dépendre de la volonté de l’autre. Il s’agit d’un « garde-corps ».
Gérer les changements de situation et le déménagement
Rien n’est jamais figé en matière de droit de la famille. En cas de circonstances nouvelles le JAF peut être (re)saisi pour modifier les modalités de garde.
Si le parent chez qui réside l’enfant décide de déménager, il a l’obligation légale d’en informer l’autre parent au préalable. En cas de désaccord sur les conséquences de ce changement géographique le JAF pourra également trancher.
