Protéger les salariés face aux risques de la canicule

L’arrivée de l’été et la multiplication des pics de température imposent une vigilance accrue au sein des entreprises. Pour garantir la sécurité de vos équipes, il est désormais indispensable de maîtriser la réglementation sur le travail en forte chaleur. Issu d’un décret du 27 mai 2025, le cadre légal renforce considérablement les obligations de prévention pour l’employeur que ce soit concernant les locaux fermés affectés au travail ou concernant le travail en extérieur. L’objectif est d’éviter les accidents du travail, les malaises, la déshydratation et les coups de chaleur.

Les quatre seuils de vigilance météorologique à surveiller

Quatre seuils spécifiques dictent la conduite à tenir dans l’entreprise :

  • Vigilance verte : veille saisonnière classique sans risque particulier.
  • Vigilance jaune : pic de chaleur court (1 à 2 jours) présentant un risque selon l’activité.
  • Vigilance orange : épisode de canicule durable ouvrant droit à des indemnisations spécifiques, notamment dans le BTP.
  • Vigilance rouge : canicule extrême avec un fort impact sanitaire et un risque de rupture d’activité.

Chaque seuil impose une gradation des mesures à prendre par l’employeur.

Les mesures de prévention obligatoires en entreprise

Face à un épisode de chaleur intense, l’employeur doit déployer des solutions techniques et organisationnelles concrètes. Le Code du travail impose des actions ciblées pour réduire l’exposition des salariés :

  • Aménagement et agencement des lieux et postes de travail (les locaux fermés devant être maintenus à une température adaptée en toute saison)
  • Aménagement des horaires de travail
  • Mise à disposition d’eau potable fraîche en quantité suffisante et à proximité des postes.
  • Fourniture d’outils moins générateurs de chaleur et d’équipements de protection individuelle adaptés au rayonnement solaire et à la chaleur.
  • Installation de moyens techniques de rafraîchissement et de ventilation (stores, ventilateurs, brumisateurs).
  • Information et formation des équipes sur la conduite à tenir en cas de malaise.

Une attention toute particulière doit être portée concernant les salariés « vulnérables » (femmes enceintes, jeunes, travailleurs handicapés…)

Focus sur le secteur du BTP et l’évolution du DUERP

Certains secteurs particulièrement exposés font l’objet d’une vigilance accrue de la part de l’inspection du travail. C’est le cas du bâtiment, des travaux forestiers et de la sylviculture. Sur ces chantiers, en l’absence d’eau courante, la loi impose de fournir un minimum de 3 litres d’eau par jour et par travailleur.

Enfin, sachez que le risque lié aux températures extrêmes doit obligatoirement être intégré et mis à jour dans votre Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP).